À propos des pantographes

Cet article est le fruit d’un constat en travaillant sur un projet relatif aux automotrices Z 4100, qui ont connu plusieurs décennies de carrière et, ce faisant, ont connu des affectations et des livrées diverses et variées. En creusant le sujet, nous nous sommes aperçu qu’elles avaient pu être aussi dotées de différents types de pantographes. Une bonne occasion pour vous faire partager le fruit de nos recherches et au delà de faire un tour d’horizon de l’offre disponible pour ceux qui voudraient améliorer l’aspect de ces organes.

Niveau de difficulté : débutant

Matériel nécessaire : une motrice électrique et un ou des pantographes à améliorer ou changer

Matériel optionnel

Outillage nécessaire : cutter, drille à main, forets, pinceaux, fer à souder

Une recherche précise sur un organe de transmission électrique tel un pantographe peut s’avérer utile pour plusieurs raisons. L’origine du matériel –  il s’agit d’une conception de l’ancienne compagnie PO – peut conduire à des choix technologiques particuliers. La durée de vie des matériels – plus de 50 ans pour ces Z4100 – conduit à de multiples évolutions et variantes au fil du temps. Les automotrices qui servent de support à cet article ont ainsi connu une carrière en région parisienne jusqu’à la fin des années 50 pour assurer ensuite des services sur la grande région sud-ouest.

Pour ce qui concerne les pantographes, les sources indiquent deux types de pantographes – les types PO-Midi et D – utilisés sans conteste par ces automotrices. Une autre source indique l’emploi de pantographes type G que nous n’avons pas pu étayer.

Le type PO - Midi

Remarquez la forme particulière des archets !

Deux photos glanées sur la toile.

Le type D

Des photos tirées de la parution d’histoire ferroviaire « Correspondances » numéro 6 de mai 2023.

Ces photos sont plus récentes et plus faciles à trouver. Nous n’avons pas pu établir avec précision la correspondance entre le type de pantographe et le numéro d’automotrice.

Les solutions disponibles

Ces deux pantographes de type G ont des bases similaires. Celui de gauche est le modèle de base proposé par un industriel, qui constitue déjà un saut qualitatif par rapport à des pantographes anciens souvent grossiers. Il est un peu massif et surtout, les archets sont perfectibles. Sur celui de droite, des archets plus conformes proposés par des artisans ont été installés sur le modèle de base. L’allure est déjà nettement améliorée !

Enfin, une cinquième et dernière proposition – un pantographe artisanal PO – M – qui est un pantographe  adapté aux automotrices Z 4100.

Autant envisager ce sujet à partir de l’examen de cas pratiques. Vous avez ci-contre 4 propositions différentes de pantographes que nous vous proposons d’examiner.

Ci-contre deux modèles artisanaux un peu anciens (leur conception doit dater de 30 ou 40 ans), type G à gauche et type D à droite. Ces modèles sont beaucoup plus fins et pas beaucoup plus fragiles. Ils sont livrés avec des archets (le terme de palette est aussi employé) conformes. Ces pantographes sont bien entendu indiqués pour des modèles de qualité sur lesquels vous souhaitez tendre à une réalisation conforme et réaliste. Ils constituent un petit investissement. 

La solution industrielle

Peut-être pouvons nous distinguer au moins deux périodes. Aujourd’hui, sans parler des modèles très haut de gamme, la plupart du matériel actuel dispose de pantographes corrects mais qui restent de provenance industrielle. Le matériel plus ancien dispose souvent de pantographes assez médiocres (certainns industriels allemands ont même monté des pantographes allemands sur des maquettes de motrices françaises…) que l’on peut remplacer soit par des pantographes de provenance industrielle de meilleure qualité (quelques fabricants se sont spécialisés sur ce type d’organes), soit bien évidemment par des pantographes de provenance artisanale.

L’offre de pantographes proposée par les industriels est maintenant fournie. Ils sont souvent disponibles comme pièces détachées auprès des revendeurs. Ici, un pantographe PO – Midi.

La solution mixte

La solution mixte est la solution où des archets plus conformes sont montés sur un pantographe industriel.

Deux propositions d’archets parmi d’autres fournis par deux artisans. 

Ils se montent par pliage et soudage sur le pantographe. C’est une solution très facile à mettre en place.

La solution "noble"

Il s’agit de la solution « toute artisanale » ! Ces pantographes sont particulièrement fins, fonctionnels et peuvent donc servir de prise de courant dans le cas d’une caténaire alimentée. Le modèle ci-contre de type D a été trouvée dans une bourse d’occasion. L’allure des archets qui l’équipe nous interroge quelque peu…

La solution "DIY"

Une solution trouvée par hasard sur la toile en cherchant des informations sur les pantographes. Nous ne l’avons pas tentée mais elle fait montre d’un sacré savoir-faire de modéliste !

Eléments de conclusion

Nous espérons que ce tour d’horizon sur les pantographes vous permettra de choisir la meilleure option pour votre projet. La solution mixte apportera déjà un vrai bénéfice. Le coût d’un pantographe artisanal est loin d’être négligeable et on les préférera pour une motrice réussie, pour laquelle l’adjonction d’un tel pantographe apportera un plus indéniable.

Nous pouvons aussi aborder un autre point : qui dit pantographe, dit normalement  caténaire… C’est un vaste sujet dans le modélisme ferroviaire. Une caténaire doit-elle être fonctionnelle ou pas ? Une motrice électrique  peut-elle circuler sans caténaire sur un réseau ? Doit-elle circuler pantographe baissé ou levé ? Une caténaire fonctionnelle et réaliste est probablement un des thèmes les plus difficiles à réaliser en modélisme ferroviaire. La réduction à l’échelle posant dans ce cas de nombreux problèmes. Il existe néanmoins quelques belles réalisations mais pas si nombreuses… Pour un modéliste débutant, la traction vapeur ou diesel est plus abordable.

Merci de votre lecture, laissez-nous un commentaire si le cœur vous en dit et à bientôt !

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